Shades of Magic


Les romans / mardi, juin 26th, 2018

« Écoute, ce n’est pas compliqué. On vole tous pour obtenir quelque chose. Parfois, c’est pour de l’argent, mais parfois, c’est une affaire de… maîtrise de sa destinée. Violer les règles procure un sentiment de puissance. L’intérêt, c’est de défier l’autorité. Certains volent pour rester en vie, d’autres pour se sentir en vie, voilà ce que je crois. C’est aussi simple que ça ».

Autrice : E. Schwab
Éditeur : Lumen
Parution : 2017
Pages : 505

Résumé 

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.

Mon avis

 

Cela faisait un moment que je ne m’étais plus lancée dans un roman de fantasy. J’appréhendais un peu. Evidemment, j’avais vu ce roman passer un nombre incalculable de fois sur Instagram, j’étais d’ailleurs particulièrement amoureuse des couvertures anglo-saxonne… !

Et donc, quand je l’ai vu à la bibliothèque, je me suis dit que c’était l’occasion de tenter l’aventure.

Finalement, ce livre se lit très rapidement (mais j’ai mis un temps fou à le terminer), j’ai mis un peu de temps à entrer dans l’histoire, je pense que je n’ai réellement trouvé plaisir à suivre les personnages qu’à l’arrivée de Lila. Pas que je n’apprécie pas Kell ou la famille royale, mais je crois qu’ils me laissaient un peu indifférente.

J’ai beaucoup apprécié l’univers créé par l’autrice, ces mondes empilés sur des plans d’existences différents dont le point central est Londres. Je trouve le concept vraiment sympathique et offrant de nombreuses possibilités.

La magie, elle aussi, passait d’un monde à l’autre. Mais le problème, avec la magie, c’est qu’elle s’attaque à la fois aux esprits forts, trop ambitieux, et aux plus faibles, ceux qui manquent de volonté. L’un de ces mondes a fini par perdre toute maîtrise, toute mesure. Ses habitants se sont nourris de magie et vice versa, jusqu’à ce qu’elle dévore leur corps, leur esprit et leur âme.

Le récit se passe dans un laps de temps très court, vu qu’on assiste à une chasse haletante où l’on suit des personnages qui luttent pour leur survie et pour celle de leur monde.

Kell est un personnage sympathique qui a tout de même une marche de progression rapide en réaction aux évènements, ce qui rend les choses intéressantes. C’est d’ailleurs majoritairement du fait de son opposition à Holland, cet antari, presque frère ennemi. On perçoit aisément un lien étrange liant ces deux hommes, du simple fait de leur nature et de leur singularité. C’est une des relations que j’ai trouvé les plus intéressantes !

L’amour n’a jamais empêché personne de mourir de faim ou de froid, Kell, ni de se faire poignarder pour trois sous. L’amour ne t’achète rien, alors remercie Dieu pour ce que tu possèdes et pour les gens qui t’entourent, parce qu’il te manque peut-être des choses, mais tu n’as besoin de rien.

Pour ce qui est de Lila, je l’aime bien, comme je disais, c’est à son arrivé que j’ai vraiment commencé à apprécier cette lecture. Je trouve sa personnalité bien dosée, entre violence, sens de la survie, fragilité, orgueil et fragilité, elle a définitivement une personnalité assez complexe qui s’oppose merveilleusement bien à Kell … et qui sauve vraiment l’aventure, au propre comme au figuré !

En conclusion, je dirais que c’est une lecture que j’ai apprécié de plus en plus au fil de mon avancée, sans pour autant que ça soit un coup de coeur. Par contre, je viens de commencer le tome 2, et le premier chapitre m’a plus enthousiasmé que la majorité du tome 1. Ce qui est plutôt prometteur ! 😉

Je préfère partir à l’aventure, quitte à en mourir. Tout plutôt que de vivre immobile.

Une histoire de couverture… ?

Sinon, rien à voir, mais… je suis la seule à avoir des problèmes avec les couvertures présentant des personnages ? Attention, je trouve la couverture française absolument magnifique esthétiquement, mais j’ai passé mon temps à être en conflit avec cette couverture ! Sérieusement, comme mon image mentale des personnages divergeait (même de peu !) de ce qui était représenté, je n’arrivais pas à fixer les personnages dans mon esprit – surtout Kell, et je soupçonne ce détail insignifiant d’avoir joué sur mon appréciation du personnage…. En somme, je préfère grandement les couvertures anglaises qui laissent une place totale à l’imagination du lecteur !

Vous en pensez quoi vous ? 🙂

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