Edwenn, Le Monde des Faës


Les romans / mercredi, mai 23rd, 2018

« Aux yeux des peuples, ce royaume n’avait plus de réelle place en Féerie. Il avait été oublié de tous. Il ne paraissait que sur les anciennes cartes, mais souvent l’encre s’était effacée d’elle-même ».

Autrice : Charline Rose
Éditeur : France Loisirs
Parution : 2016
Pages : 560

Résumé 

« Depuis d’ancestrales querelles, les humains et les Faës vivent séparés par une frontière invisible, le Voile. Intrépide et courageuse, la jeune Edwenn ne supporte pas la vie à laquelle sa société condamne les femmes, et rêve dans sa quête d’aventures de pouvoir explorer cet autre monde mystérieux. Mêlée à son insu au conflit qui oppose le prince faë Kadvael au Seigneur des Chimères, la voilà projetée sur les terres des Faës. Mais il ne fait pas bon être humaine dans cet univers peuplé d’êtres magiques. Menacée par les Chimères qui réclament justice, Edwenn doit lutter pour sa survie. Elle rencontre Jezekael, prince des Faës et frère de Kadvael, et tombe sous le charme de cet homme lumineux et bienveillant. Mais entre humains et Faës, l’amour est le plus grand des interdits… »

Mon avis

Ce soir, j’ai envie de vous parler de ce roman « Edwenn, le monde des Faës » : une très belle lecture que j’ai pu faire il y a maintenant plus d’un an.

Dans cet univers où hommes et Faës sont séparés par un mince voile depuis des temps immémoriaux, on y suit l’histoire d’Edwenn, une jeune humaine qui va voir son destin chamboulé par la rencontre avec une de ces créatures légendaires d’antan. Soudain prise en chasse par les ennemis de celui-ci, elle se retrouve propulsée dans un monde qui n’est pas le sien et ou les règles sont bien éloignées de ce qu’elle a toujours connu. Prise au cœur d’un conflit qui la dépasse et dont elle devenue un des enjeux bien malgré elle, elle ne pourra compter que sur elle-même et sur une résilience hors du commun.

J’ai vraiment apprécié ce voyage, cette lecture m’a plongé dans un univers que j’affectionne à bien des égards – sans doute parce que d’une certaine manière, il m’a (re)plongé dans mes mondes imaginaires que j’écrivais il y a déjà longtemps. J’avais vraiment l’impression d’avoir une grande connexion avec ce monde imaginaire et c’est donc très agréablement que je m’y suis promenée.

« Elles étaient superbement ouvragées, faites de détails surprenants, à la hauteur de la beauté des Faës. Les voiles posés sur les épaules paraissaient si réels qu’elle aurait pu sentir la douceur du tissu sous ses doigts. Les prunelles des statues la suivirent, à la fois intéressées et curieuse de la présence d’une Humaine dans leurs murs. Jamais de toute leur existence et de leur mort elles n’avaient vu tel spectacle ».   

Ce qui fait la force de ce roman n’est pas tant l’histoire qui au départ est plutôt classique (et met peut-être un peu de temps à démarrer) mais la beauté et la poésie des descriptions, l’univers se fait tangible et personnellement je n ‘avais aucun mal à l’imaginer et à prendre un extrême plaisir à m’y promener !

L’héroïne est un personnage complexe, à la personnalité soignée qu’on apprécie de suivre tout au long de cette histoire romanesque – et franchement, c’est tout de même mieux quand on a envie de voyager aux cotés d’une personne ! Et puis, elle est rousse. C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup (:p).

Les personnages qui gravitent autour d’elles sont bien souvent tout aussi passionnants et nuancés, c’est ce que j’ai apprécié et pourtant il est bien difficile de retranscrire des créatures surnaturelles, à la vie si lointaine de la nôtre… Les Faës sont évidemment fort séduisants et attachants (petite préférence pour Luner…) mais ce sont plutôt les personnages féminins qui m’ont le plus séduit : Enya et Azenor notamment… et je suis littéralement tombée sous le charme du pays pourpre… et de son impératrice !

(qui à certains égards me rappelait Nainië, mon personnage qui aurait pu être l’Impératrice, des millénaires auparavant, avant que la folie ne la prenne et que la Solitude soit sa seule compagne dans sa tour aux cents fenêtres…).   C’est un peu bizarre de se projeter comme ça, mais c’est ainsi que je les ressenti et personnellement, ça m’a beaucoup touché – et je me suis dit aussi que je pourrais me donner un coup de pied au cul pour terminer mes propres histoires, aussi !).

« Sa demeure était Aodrena, la Tour Dentelée, ainsi nommée car elle possédait une architecture unique. Ses formes ressemblaient à de la broderie de pierre sombre, magnifiquement sculptée et d’une originalité jamais égalée. La roche était changeuse de forme. Une spécificité rare mais exigée par l’Impératrice qui ne supportait pas la banalité de jours semblables. Au gré de ses envies, la Tour se faisait longiligne, touchant les nuages noirs du ciel ou bien devenant plus rétrécie, multipliant les ponts et les arches ».

Pour finir,  je dirais que l’autrice s’en sort excessivement bien ! C’est son tout premier roman et j’ai vraiment hâte d’en savoir plus sur ce monde qu’elle continue de développer, je prendrais grand plaisir à m’y perdre à nouveau ! 

 

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