Pride and Prejudice


Regarder - La Caverne aux Miroirs / jeudi, février 2nd, 2006

Une autre époque, d’autres mœurs. Des regards, et des sous-entendus, des mains qui se crispent, toujours aux rythment enjoués des bals à marier… L’ambiance surannée mais lumineuse de l’Angleterre Victorienne et la course au mariage d’une famille désargentée pourvue par le ciel de cinq ravissantes filles – plus ou moins civilisées. Et l’amusement de retrouver dans les rires et les soupirs de ces jeunes filles d’un autre temps les mêmes mimiques et les mêmes préoccupations ou presque, quoique la forme ait changé….

Lizzie, un tempérament de feu, très actuelle peut-être, elle souhaite avoir sa liberté et tente de la trouver dans le peu d’espace qu’on lui réserve… Darcy, un être qu’on a du mal à cerner au premier abord, froid et presque hautain… Mr Darcy et Elisabeth Bennet Tous deux ont un point commun, ils sont rongés par leurs préjugés et par leur orgueil… comment pourrait-il en être autrement avec ce titre vous allez me dire ? Mais cela n’est pas si facile… Ce chassé croisé et ces incompréhensions qui se suivent, leur relation qui se noue et se dénoue, emmenant avec elle tout un cortège de conséquences pour eux comme pour leur entourage. Il ne faut jurer de rien….

Juste qu’ici encore l’on peut trouver les mêmes errances, les mêmes palpitations… Ils s’étaient jurés de se haïr … Luttant et se déchirant, mais sans comprendre, obligés de se regarder et d’écouter leur souhait profond… au dela de leur fierté. Ici il n’est pas question que d’une seule histoire, mais de plusieurs car autour de ces deux protagonistes, d’autres êtres tentent de se trouver, hésitants et malmenés par leur devoir, leurs proches et la fatalité de la vie de cette époque – trouver un mari à tous prix et ne pas perdre son honneur.

Mr. Darcy: So this is your opinion of me? Thank you for explaining to fully. Perhaps these offences might have be overlooked had not your pride.
Elizabeth Bennet: My pride?
Mr. Darcy: -been hurt by my honesty in admitting scruples about our relationship. Did you expect me to rejoice in the inferiority of your circumstances?
Elizabeth Bennet: And those are the words of a gentleman. From the first moment I met you, your arrogance and conceit, your selfish disdain for the feelings of others made me realize that you were the last man in the world I could ever be prevailed upon to marry.
[they look at each other for a long time as though about to kiss]
Mr. Darcy: Forgive me.

Je ne parviens pas à trouver les mots exactes pour décrire ce que je pense de ce film, c’est bien difficile à vrai dire…
Si je ne devais parler que de la technique, je dirais que celui-ci est très bien réalisé et qu’il y a des plans que je garde réellement en mémoire tellement dans leur simplicité ils m’ont paru authentiques. Je me rappelle de cette scène où elle doute, où elle se cherche et ne comprend plus ses réactions et que le temps passe, elle est debout devant un miroir… Les yeux embués de larmes. Lui, il arrive, on le voit à travers le miroir… Et quand elle tourne la tête… Il a disparu. Ou encore cette scène où elle se trouve sur une balançoire et que le temps s’écoule autour d’elle, le paysage change… Magnifique manière de faire sentir l’ennui et le temps qui l’habite.

 

La lumière tout à la fois sombre et très lumineuse dès que l’on approche certains personnages, et ces paysages de la campagne anglaise…Les levés de soleil… Et l’on pourrait entendre le chant des oiseaux et sentir la rosée mouiller ses pieds… Et seulement marcher aux cotés d’Elisabeth dans cette immensité avec pour seule compagnie le sublime de la nature… Que sont les hommes face à tant de beauté ?

La musique comme un écrin autour de ces images, tout à la fois populaire, gaie, mais se faisant discrète, délicate et triste quand il le faut, avec de merveilleux morceaux au piano rehaussé parfois par quelques violons célestes.

Un plongeons dans un passé romancé et dans une tradition révolue… parfois avec mélancolie, parfois avec bonheur… L’évolution de ces deux êtres est sensible et les dialogues incisifs ; La vérité reste au delà de l’étiquette. Personne ne peut s’opposer à ses véritables sentiments sans courir le risque de se briser lui-même… Alors quel sera leur choix ? Iront-ils finalement… au-delà des apparences ?

Elizabeth Bennet: He’s been a fool, then so have I.
Charlotte Lucas: We are all fools in love.

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3 réponses à « Pride and Prejudice »

  1. Ah ce film ! L’ambiance bucolique, les décors sont magiques. Petit regret pour le jeu de Keira qui paraît un peu vulgaire à certains moments, j’ai du mal à savoir si c’est son jeu d’actrice en cause ou le personnage qui se veut (j’en suis certain) ainsi. Il faudrait que je lise le bouquin. Je dis ça, surtout après avoir vu « The Duchess », où elle joue merveilleusement bien et qui sort 3 ans plus tard et où elle est presque irréprochable. En ce qui concerne Matthew MacFadyen, dommage qu’on le voit si peu *soupir*.

  2. 😀
    En fait en ce qui concerne Elizabeth, je pense qu’il s’agit du personnage. J’ai lu le livre il y a un moment, mais elle est très volontaire, très « rebelz » pour son époque et elle n’a pas la langue dans sa poche. Et j’avoue, j’aurai volontiers vu Matthew MacFadyen plus souvent 😀 Je le trouve vraiment chouette dans ce rôle (et le costume lui va à ravir x).
    The Duchess, je devrais en faire un petit article un de ces jours, mais il faudrait que je le revois, ce film m’a vraiment fait l’effet d’un « film d’horreur pour femme » si je puis dire, quand tu vois tout ce qu’elle subit, toutes les humiliations, les violences, les drames qu’elle vit tout simplement par le fait qu’elle est une femme, c’est ahurissant :/ Eric n’a pas du tout aimé si je puis dire, je pense que ce genre de film lui passe au dessus de la tête 😀 trop lent, il n’a pas d’affectif par rapport à l’histoire.. XD… Mais bon 😀 Chacun ses goûts !! Je crois que dans la même lignée, le film The Other Boleyn Girl (Deux soeurs pour un roi en français, c’est plus racoleur :p) est assez remarquable. Un jour j’aurai le courage de le voir, en plus je l’ai en dvd :’)

  3. Deux soeurs pour un roi, je te le conseille en effet, même si c’est plus « girly ». Ca m’a appris à quel point des femmes peuvent être machiavéliques (même si tous les hommes le soupçonnent inconsciemment :D). Du coup j’accroche un peu moins car l’univers est très féminin, même si c’est un excellent film. Je préfèrerais donc The Duchess, où l’univers est un peu plus objectif, ce qui n’empêche pas les horreurs présentées bien sûr…

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