Waterwitch


Les romans / dimanche, mai 26th, 2019

« Le navire était représenté lors d’une tempête, la lumière argentée de la lune brillant sur l’écume sombre qui tourbillonnait sur les flots. La figure de proue était une femme au long cheveux noirs portant une robe blanche. Aux premiers abords, elle semblait belle, mais en l’observant de plus près, il y avait quelque chose d’un peu fou dans son regard. Ses yeux étaient trop grands, vides et un peu trop écartés. Et ses lèvres étaient peintes de telle sorte qu’il était dur de dire si elle souriait ou grimaçait…. »

Autrice: Alex Bell
Éditeur : Editions du Chat Noir
Parution : 2019
Nombre de pages : 270

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Résumé

Suite à un accident, Emma a perdu l’usage de ses jambes. Sept ans plus tard, l’adolescente revient en Cornouailles, sur les lieux du drame : l’auberge familiale du Waterwitch, gérée par sa grand-mère mourante. Ce bâtiment a été construit avec le bois d’une épave, celle d’un navire au passé trouble, maudit raconte la légende. Parmi les sombres secrets qui hantent l’auberge se cachent des fantômes du passé. Et l’un d’eux est particulièrement en colère.

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« Il y avait une sirène me montrant les dents. Et ce n’était pas une jolie fille à queue de poisson mais bien un prédateur aux crocs acérés, la bouche grande ouverte, me crachant presque sa haine depuis la rampe de bois ».

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Mon avis

Ce livre s’est imposé à moi après une semi-panne de lecture d’un mois, comme souvent, j’avais envie de reprendre le chemin de la lecture avec un livre unique… Et une envie diffuse de fantastique. Les thématiques propres à cette histoire ont fait le reste : sorcellerie, hantise, naufrage et mythologie maritime.

On entre dans un monde sombre et tourmenté, un monde restreint mais dont les contours sont clairement délimités : un petit village de Cornouailles et une auberge, originellement connue comme piège à touristes avides d’émotions et de hantises… Sauf que depuis quelques mois, la réalité semble rattrapé la fiction et dépasser les attentes des plus endurcis. A la lecture du résumé, cela m’a évoqué des images des auberges telles que la Jamaica Inn et sa cohorte d’histoires.

L’histoire se passe pratiquement en huis-clos, entre trois personnages s’étant connus enfants, séparés à la suite d’un drame ayant eu lieu sept ans auparavant. Si on suit d’abord Emma, jeune fille de 17 ans dont la grand-mère est propriétaire de l’édifice, ce sont les deux autres personnages, Jem et Shell, frère et sœurs en pleine dérive qui polariseront toute l’attention… de ce qui se trouvent dans l’auberge. A moins que cela ne soit l’auberge elle-même qui souhaitent les engloutir ?

« Ceux qui comme nous travaillent en mer savent que les bateaux ont une âme. C’est un fait historique avéré que des hommes ont été assassinés sur le Waterwitch et de toute évidence, le bois s’en souvient ».

Mais pourquoi ? Depuis sa construction au XVIème siècle, cette auberge a toujours nourrit les imaginations… Née des restes d’un navire ayant sombré corps et bien, après une étrange et sanglante carrière…  Le bois se souvient, à la manière du coffre de Davy Jones, il ne veut pas lâcher ceux qui ont posés les pieds sur son ponton. La pleine de se reflète-elle pas toujours depuis la fenêtre d’une chambre ? L’auberge ne donne-t-elle pas l’impression de tanguer dangereusement ? Et cette odeur d’iode et d’algues en putréfaction qui semble s’installer sur les draps… Quels sont les sinistres secrets renfermés par le Waterwitch ? Et plus encore … A qui appartient ce rire fou venant des profondeurs… ? Nos trois jeunes gens parviendront-ils à se faire confiance… avant qu’il ne soit trop tard ?

Dans ce genre de livre, il est difficile de ne pas trop donner d’informations… Mais sachez que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’ambiance est amenée, ces lieux m’ont absolument fasciné et tout ce qu’il contenait de références aux légendes maritimes…  Je me suis d’ailleurs amusée à relire tout ce qui concernait le Waterwitch pour mieux retracer sa trajectoire… et j’ai adoré les descriptions du lieu.

Selon la sensibilité, cela peut faire plus ou moins peur, ou mettre sacrément mal à l’aise… Mais ce qui fait le plus peur n’est pas forcément ce que l’on croit.

Il y a aussi tout le versant sorcellerie développé à travers différents versants. Sans en dire trop, je dirais que cela m’a rappelé ce que j’avais ressenti en lisant Nox, un autre roman des éditions du Chat Noir.

En tout cas, ce fut une belle surprise que je vous conseille si vous aimer ce genre de thématique 😉

« J’aime la pluie, dit-elle en secouant la tête. Particulièrement quand elle a le goût de la mer »

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2 réponses à « Waterwitch »

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