Posted by on Août 10, 2012 in Les albums, Princesses oubliées ou inconnues, Tout | 11 comments

Parmi toutes les notions propres au double lectorat, certaines sont particulièrement représentées dans cet album. Les jeux de langage et bien sûr les références intertextuelles. Le carnavalesque est également présent. La compréhension des jeux de langage ainsi que la découverte des références intertextuelles dépendent en grande partie des acquisitions socio-culturelles du lecteur, il n’y a donc pas qu’un seul niveau de lecture et une seule interprétation et nous ne serons sans doute pas exhaustif.

 

Une analyse détaillée (10 pages) de l’album « Princesses oubliées ou inconnues » est disponible sur ce site. Celle-ci est protégée par un mot de passe, étant donnée qu’elle fait partie d’un travail de fin d’étude protégé, je souhaite savoir qui sont les personnes qui y accèdent.

Si vous souhaitez lire cette analyse, veuillez laisser un message ici-même avec votre email.

Merci de votre compréhension !!

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L’intertextualité

 ———-L’intertextualité est la notion du double lectorat qui envahit toutes les pages de l’album Princesses et qui le rend aussi sympathique à lire aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Une partie des références vient bien sûr de l’univers des contes populaires et plus particulièrement des contes classiques qui ont été adaptés par Walt Disney et qui sont passés de ce fait dans la culture de masse. Les références intertextuelles de cet album s’épanouissent entre de nombreux champs culturels, du folklore, à la géographie en passant par l’histoire, la musique, l’art ou la littérature. La collaboration entre l’enfant et l’adulte est ici quasi obligatoire, tant certaines références sont complexes et spécifiques.

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 Les jeux de langage

 ———-En dehors des prénoms des princesses, les jeux de langage sont disséminés dans les présentations et dans les notes secondaires. Ils sont bien souvent sous forme de néologisme ou encore comme parodie et clin d’œil au monde adulte et au monde enfantin. Les textes sont souvent poétiques, l’auteur joue sur les rimes à la manière d’un enfant, certains portraits s’apparentent à des comptines pour enfants. On retrouve aussi de nombreux jeux de prononciation.

 ———-Le nom est le « premier contact » entre le lecteur et la demoiselle oubliée.
Il est une découverte en soi, une invention des auteurs qui y ont placé un certain nombre de clin d’œil et de jeux de langage. Ces noms cumulent aussi bien les jeux de langage que l’intertextualité, ce qui les rend particulièrement intéressants dans l’étude du double lectorat. Les noms font référence aux caractéristiques fondamentales de ces personnages très typés.

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 Le carnavalesque

 ———-Même s’il s’agit d’un des langages du double lectorat le moins usité dans l’album Princesses, il n’en reste pas moins présent à différents endroits. L’auteur accentue certains côtés que l’on attribue aux princesses (voire aux jeunes enfants).

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Jeux d’images et iconotexte

  ———-Comme nous avons pu le voir dans le portrait de Rebecca Dautremer, ses inspirations principales sont le cinéma et la photographie. Cela se ressent plus particulièrement dans sa manière de cadrer ses illustrations. Elle utilise volontiers le hors champs, le plongé et contre-plongée, elle décadre ses personnages. La double présence du texte et de l’image peut être une source de jeux multiples. L’image peut changer le sens du texte, le détourner. L’inverse est également possible. On peut parler de métonymie visuelle.

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