Oldwishes

Vos pas vous y ont déjà mené…

Oui vous avez connu l’Ygora, n’est ce pas pour cela qu’encore aujourd’hui vous êtes ici ? Mais peut-être l’avez vous oublié depuis ce temps là, car même ici où parfois le temps suspend son vol, il laisse sa marque.

Qu’imaginer encore de l’Ygora si ses feuilles se flétrissent dans un automne intemporel… ? Que voir encore de ces allées tortueuses, courbes, tournoyantes vers les cimes millénaires si le bruit des pas n’y résonne plus ? Si le silence habille maintenant d’un manteau de misère les livres anciens aux étranges couvertures chatoyantes.

Là poussière recouvre peu à peu le livre de l’Histoire d’Oldwishes, il fut oublié volontairement peut-être, et l’écorce même semble l’avoir recouvert.

Où sont les rires et les chants qui vibraient dans ton sein ? Le feu semble s’éteindre, bien que je vois encore la braise rougeoyer … Le tison est-il si difficile à passer parfois que même ceux, ombres passagères, qui errent dans les couloirs à la lueur tremblante ne se penchent pour le prendre ?

Et pourtant…

Toujours marcher dans l’allée, seule et hésitante…. Voir parfois une silhouette ondulante se détacher du feu et disparaissant aussi vite. Certains disent que le silence est trop lourd sur ces lieux pour oser le briser, et pourtant la parole n’est-elle pas d’or quand elle est bien dite ? D’autres encore s’avancent et de peur une fois encore, n’osent aller plus loin, ces lieux si vastes et sans âge les intimident-ils ? Il n’y a pourtant aucune raison, ou alors je ne les trouve.

Les murs sont tapissés de lierres, le sol de l’herbe douce d’un printemps nouveau, le feu éclaire la large cheminée et donne aux lieux la lueur chaleureuse et changeante qui leur est propre.

Et pourtant….

Mais les mots et la plume qui crissent sur le papier ne sont plus lu, car le temps et le Temps de l’autre monde plus réel envahit tout jusqu’à ces lieux… Et il ne reste que des bribes du temps passé que personne ne sait plus lire, que d’autres s’imaginent trop lointain… Prendre le temps parfois d’une ligne, laisser parfois la trace d’un passage…

Je prends parfois de ce temps fugace où comme chacun je vieillis un peu plus, un peu de mon temps pour souffler sur la braise, faire chauffer l’eau d’un thé improbable à la vanille, disposant dans la coupelle d’argent quelques biscuits délicieux,… Et j’attends, assise dans mon fauteuil en cuire à regarder le feu, personne ne vient, le thé refroidit, il sera imbuvable bientôt… A moins que ce ne soit les biscuits qui deviennent cassants…

L’Ygora n’existe que quand on se rappelle de lui, il s’endort et se couvre de neige le reste du temps…

Il suffirait seulement d’un regard émerveillé pourtant…
Le Papillon du temps qui s’envole et moi avec…

Les livres sont là pour être ouverts et quoique l’encre disparaît, ils resteront dans leur étagère massive recouverte de velours et de soie, attendant sans doute qu’une main timide ne les saisisse, ne souffle leur manteau plumeux et les ouvre à nouveau…

Ygora….

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3 thoughts on “Vos pas vous y ont déjà mené…

  1. J’ai passé dans la Clairière de l’Ygora des moments que je n’oublirai jamais… De l’émerveillement aux fous rires… De la connaissance aux surprises… Tu as créer une porte sur l’imaginaire… l’avenue qui m’a été la plus féérique à prendre… Merci encore pour nous avoir permis de nous promener avec toi… tu es une source inépuisable d’enchantement ma belle… xxxxxxxxxxx

  2. Merci pour ton petit mot ma tite renarde 🙂 Avec tous ses souvenirs du temps passé ^-^ Je suis sûr que tout cela tu le transmets déjà à ta Luciole !

    Je tenterai sans doute dans les moins qui viennent de relancer un Ygora, nouveau, sans doute, je ne sais pas encore bien comment je vais m’y prendre ^^

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