Les romans

Fangirl

Résumé 

« Cath est fan de Simon Snow. 
Okay, le monde entier est fan de Simon Snow… 

Mais pour Cath, être une fan résume sa vie – et elle est plutôt douée pour ça. Wren, sa soeur jumelle, et elle se complaisaient dans la découverte de la saga Simon Snow quand elles étaient jeunes. Quelque part, c’est ce qui les a aidé à surmonter la fuite de leur mère. 
Lire. Relire. Traîner sur les forums sur Simon Snow, écrire des fanfictions dans l’univers de Simon Snow, se déguiser en personnages pour les avant-premières de films.
La soeur de Cath s’est peu à peu éloignée du fandom, mais Cath ne peut pas s’en passer. Elle n’en éprouve pas l’envie. 

Maintenant qu’elles sont à l’université, Wren a annoncé à Cath qu’elle ne voulait pas qu’elles partagent une chambre. Cath est seule, complètement en dehors de sa bulle de confort. Elle partage son quotidien entre une colocataire hargneuse qui sort malgré tout avec un mec charmant et toujours collé à ses bottes, son professeur d’écriture inventée qui pense que les fanfictions annoncent la fin du monde civilisé, et un camarade de classe au physique alléchant qui a la passion des mots… 
Mais elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter à propos de son père, aimant et fragile, qui n’a jamais vraiment été seul. 

Pour Cath, la question est : va-t-elle réussir à s’habituer à cette nouvelle vie ? 
Peut-elle le faire sans que Wren lui tienne la main ? Est-elle prête à vivre sa propre vie ? Ecrire ses propres histoires ? 
Et veut-elle vraiment grandir si c’est synonyme d’abandonner Simon Snow ? »

Auteur : Rainbow Rowell
Éditeur : Castelmore
Parution : 2014
Pages : 507

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J’attendais peut-être trop de Fangirl, à force d’en entendre parler. Du coup, je n’ai pas eu l’impression d’avoir le coup de cœur que j’attendais. Néanmoins, c’est un roman qui m’a plu et que j’ai lu assez lentement. Je ne suis pas particulièrement une amatrice de fanfiction, mais je comprends très bien le principe de préférer se perdre dans un monde imaginaire plutôt que dans la réalité.

Ce qui m’amuse c’est que pendant un certain nombre de chapitre, j’ai eu envie de secouer Cath pour qu’elle sorte de sa bulle – ce qui Reagan fait très bien par la suite ! Et je me suis rendu compte que si elle m’énervait à ce point, c’était peut-être parce que je m’y reconnaissais en partie. A l’âge de 17-18 ans, je préférais grandement rester à la bibliothèque de mon école à lire ou à occuper le même pc tous les temps de midi, fuyant le plus possible le groupe qui me servait de classe et qui m’insupportait- et à priori, je dirais que c’était réciproque. Il n’y avait alors pas de réseaux sociaux mais c’était l’époque des forums, et de mon site Ygora où je passais des heures à discuter et à écrire avec des personnes qui aimaient les mêmes choses que moi. Passant pour une extra-terrestre au sein de mon école, cela faisait un bien fou de retrouver des gens qui m’appréciaient justement pour ce qui était considéré comme des bizarreries par d’autres.  

Ensuite, son arrivée à la Fac m’a aussi rappelé mes premières années à l’Unif, mais j’ai moins de souvenir d’ostracisme de ce côté – mais je partage complétement son dégoût des soirées trop arrosées. Bref, c’est sans doute tout ça qui m’a énervé au départ, mais quand j’ai pris conscience que je n’étais pas si loin d’elle au même âge, ma lecture a pris une autre tournure, plus amusante.

Bon, malheureusement pour moi, je n’ai pas croisé de Levi pendant ma scolarité et aux vues de la gentillesse et du charme intrinsèque de ce personnage, je le déplore totalement !

Mais revenons au récit en lui-même, j’ai beaucoup apprécié tous les questionnements par rapport au fait d’être écrivain, la fiction, la fanfiction, la difficulté de construire un univers et le bonheur de se fondre dans un univers aimé. J’ai aussi été très touché par la difficulté de ces personnages a trouver leur place dans la vie adulte, comme des petits papillons en train de se dépêtrer avec leurs chrysalides. C’était touchant, instructif, permettant une forme d’introspection.

Et je me suis bien amusée avec les clins d’œil et ce roman de Simon Snow… et ces lapins blancs. Cela m’a rappelé l’excitation des sorties de livres et de films à l’époque d’Harry Potter et du Seigneur des Anneaux qui sont pour moi d’excellents souvenirs !

En gros, ce roman a eu un effet « Nostalgique » extrême ! Du coup, si ce n’est pas un coup de cœur, c’est surtout que ce livre ne m’a pas vraiment mis du baume au cœur mais par contre, cela m’a rappelé des choses et surtout, cela a remis des situations en perspective, ce qui était fort intéressant/ agréable au final !  Et je suis quand même curieuse, je lirai Carry On !

 

Je vous quitte avec un extrait qui m’a beaucoup fait réfléchir sur mon propre fonctionnement :

« Le père de Cath avait tort d’être ennuyé par le fait qu’elle s’inquiète. Cath aimait cela. Cela lui donnait l’impression d’être réactive. Comme Lévi : Cath ne pouvait contrôler le fait qu’elle pouvait tomber sur lui n’importe quand sur le campus. Ce qu’elle pouvait faire, en revanche, c’était s’en inquiéter. Tant qu’elle s’en inquiétait, qu’elle restait vigilante, elle avait plus de chances que ça ne se produise pas. Au final, son inquiétude était une sorte de remède maison contre l’anxiété ».

 

 

Féeriquement.

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