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	<title>Les dits d'Oldwishes</title>
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		<title>L&#8217;enfance de l&#8217;art : l&#8217;album documentaire</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 13:44:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nainië</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Bibliothèque d'Iscar]]></category>

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		<description><![CDATA[De manière simplifiée, l&#8217;album est documentaire et uniquement cela lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas de place pour la fiction. Les oeuvres &#171;&#160;réelles&#160;&#187; sont présentées sous forme de reproduction bien souvent photographiques. On peut trouver des ajouts de textes explicatifs et informatifs sur celles-ci, les artistes, l&#8217;emplacement des oeuvres (musées, collections, etc.) voir une analyse du contenu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De manière simplifiée, l&#8217;album est documentaire et uniquement cela lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas de place pour la fiction. Les oeuvres &laquo;&nbsp;réelles&nbsp;&raquo; sont présentées sous forme de reproduction bien souvent photographiques. On peut trouver des ajouts de textes explicatifs et informatifs sur celles-ci, les artistes, l&#8217;emplacement des oeuvres (musées, collections, etc.) voir une analyse du contenu de l&#8217;oeuvre, de ses caractéristiques et du style de l&#8217;artiste.</p>
<p>Néanmoins, les documentaires ne sont pas forcément &laquo;&nbsp;barbant&nbsp;&raquo; ou identiques, les auteurs rivalisent d&#8217;ingéniosités pour présenter les oeuvres et faire comprendre un message sur celles-ci, ce message pouvant être à la fois informatif bien sûr mais également dans certains cas, humoristique voir ironique. Même si bien souvent les documentaires se veulent neutres, il y du parti-pris. C&#8217;est bien évidemment plus flagrant dans certains cas.</p>
<p><span id="more-692"></span></p>
<h2><strong>L&#8217;art par 4 chemins</strong></h2>
<p>CURTIL, Sophie, CVACH, Milos, <em>L&#8217;art par 4 chemins</em>, Toulouse, Editions Milan, 2005</p>
<p><a href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/uploads/2010/08/art_par_4_chemins.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-697" title="L'art par 4 chemins" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/uploads/2010/08/art_par_4_chemins-300x300.jpg" alt="L'art par 4 chemins" width="300" height="300" /></a></p>
<p><strong>Présentation de l&#8217;éditeur :</strong></p>
<blockquote><p><em>Les deux auteurs (mari et femme ) ont travaillés ensemble en 1987 pour le livre La Tour Eiffel (L’Art en Jeu), puis 1992 pour le magazine Zarbo (Édition Milan Presse). Apprendre aux enfants à regarder une œuvre d’art, tel est le projet à la fois simple et très ambitieux de ce livre. Le livre se présente comme une promenade à travers des œuvres extrêmement diverses (tableaux, sculptures, monuments, meubles, installations, photographies…) que les auteurs ont regroupés autour de quatre grandes sensibilités artistiques, quatre grandes aires géographiques, quatre couleurs symboles…</em></p>
<p><em>Enfin un livre d’art pour enfants qui ne soit ni une fastidieuse histoire de l’art ni un catalogue d’œuvres platement regroupées sous une même thématique ! Ici, le projet est tout autre, à la fois simple et très ambitieux : apprendre aux enfants à regarder les œuvres d’art.</em></p>
<p><em>Le texte invite l’enfant à observer, comparer, confronter, goûter les œuvres ; il le pousse à s’attarder sur un détail, à suivre le mouvement des lignes, à apprécier l’harmonie des couleurs, l’équilibre des formes… Il ne cherche en aucun cas à expliquer ou décrypter les œuvres : il les donne à voir. L’enfant est guidé dans sa lecture par de courts chapitres qui l’aident à rapprocher les œuvres entre elles et par des repères qui lui permettent de situer les artistes dans leur époque ou de comprendre le vocabulaire technique. L’ouvrage comporte aussi quelques doubles pages consacrées au vocabulaire technique, au savoir-faire et aux techniques particulières de certains artistes.</em></p>
<p><em>Il offre une très large place à l’art moderne, mais se plaît aussi à confronter des œuvres anciennes et contemporaines pour que l’enfant voie par lui-même ce qui les sépare ou ce qui les unit. Une maquette contemporaine de grande qualité met en valeur les œuvres.</em></p>
<p><em>Au terme de ce parcours, l’enfant aura, sans aucun doute, changé son regard sur l’art. Il s’en sentira plus proche et aura touché du doigt le plaisir qu’offre la contemplation d’une œuvre d’art.</em></p></blockquote>
<p>Les chemins de l&#8217;art (européen), du Nord, de l&#8217;Est, de l&#8217;Ouest et du Sud. Les auteurs ont décidé de diviser les courants d&#8217;art en chemins bien différents, ceux-ci sont aussi bien géographique que stylistiques. L&#8217;enfant se voit proposer un choix de promenade, soit le Nord &laquo;&nbsp;A perte de vue, la lumière envahissante&nbsp;&raquo;, l&#8217;Est &laquo;&nbsp;Dans les recoins profonds de la terre, la lumière est obscure&nbsp;&raquo;, le Sud &laquo;&nbsp;Soudain, la lumière est éclatante&nbsp;&raquo; et enfin l&#8217;Ouest &laquo;&nbsp;Au fil de l&#8217;eau, la lumière est tamisée&nbsp;&raquo;.  Vous l&#8217;avez bien compris, cette division tiens en grande partie de la manière dont les artistes traitent la lumière dans les oeuvres.</p>
<p>Le livre mélange totalement les époques et les styles, le point commun des oeuvres de chaque chemin est donc leur ambiance lumineuse. Des rapprochements audacieux sont fait, par exemple entre des oeuvres de Johannes Vermeer et Piet Mondrian. Les oeuvres du passé sont mise en regard avec des oeuvres contemporaines. Les oeuvres sont présentées selon la volonté présumée de leur auteur, les oeuvres baroques aux tissus bouillonnants sont confrontées au piano à queue recouvert de feutre de Joseph Beuys&#8230;. en parlant de geste théâtral.</p>
<p>Ce livre est là pour éveiller l&#8217;enfant à l&#8217;art, mais également à un esprit critique envers celui-ci, en comparant les oeuvres il permet à celui-ci de mieux comprendre les époques et les styles. L&#8217;ouvrage se termine par un chapitre sur la trahison des images, texte en regard de l&#8217;oeuvre de Magritte du même nom.</p>
<p>Le livre conclu par la phrase suivante : <em>Les créations des artistes sont mystérieuses et mettent notre imagination en marche.</em></p>
<h2><strong>L&#8217;art en miroir, variations entre grands chefs-d&#8217;oeuvre</strong></h2>
<p>CHAINE, Sonia, <em>L&#8217;art en miroir, variations entre grands chefs-d&#8217;oeuvre</em>, Toulouses, Editions Milan, 2009</p>
<p><a href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/uploads/2010/08/art_en_miroir.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-702" title="L'art en miroir" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/uploads/2010/08/art_en_miroir-300x247.jpg" alt="L'art en miroir" width="300" height="247" /></a></p>
<p><strong>Présentation de l&#8217;éditeur :</strong></p>
<blockquote><p><em>Les chefs-d&#8217;oeuvre ont toujours inspiré les plus grands artistes. Quand Marcel Duchamp ajoute des moustaches et une barbe à La Joconde et quand Jean-Michel Basquiat la transforme en billet de banque, ils nous donnent envie de redécouvrir le tableau de Léonard de Vinci. Quinze oeuvres originales et les libres interprétations qu&#8217;elles ont suscitées sont ici rassemblées et expliquées. Un parcours éblouissant et surprenant dans un musée imaginaire, pour mieux comprendre l&#8217;art et son évolution.</em></p></blockquote>
<p>On se trouve ici face à un livre de la même édition, à certains égares la démarche est identique mais ce livre-ci est plus succinct. L&#8217;auteur a souhaiter présenter des oeuvres très connues pour la plupart et montrer à travers l&#8217;histoire de l&#8217;art, leur influence. Ainsi l&#8217;enfant pourra constater les nombreuses déclinaisons de la Joconde, l&#8217;évolution de la Vénus antique à l&#8217;Olympia de Manet. Le livre est un brin fouillis car rempli de feuillets qui s&#8217;ouvrent ou se déroulent, mais parfois de manière peu appropriée car des oeuvres différentes se chevauchent alors rendant la compréhension ardue.</p>
<p>La mise en page est sur fond de mur de musée, les oeuvres &laquo;&nbsp;originelles&nbsp;&raquo; sont &laquo;&nbsp;attachées&nbsp;&raquo; à ce mur et mise en rapport avec les oeuvres inspirées. Des personnages photographiés font leur visite d&#8217;une page à l&#8217;autre.  Je ne saurai dire si ce mélange est très heureux ou non&#8230; Les oeuvres sont majoritairement commentées, expliquées et contextualisées selon leur époque. Les choix et comparaison sont judicieux, la comparaison d&#8217;oeuvres anciennes avec de la bd, du pop art, ou des oeuvres plus contemporaine donne à voir à l&#8217;enfant que rien &laquo;&nbsp;ne vient du néant&nbsp;&raquo;. A ce propos le livre réussit plutôt bien son pari de montrer les inspirations artistiques au fils des siècles ainsi que l&#8217;évolution des tendances et des styles à travers des thèmes récurrents.</p>
<h2><strong>Et Picasso peint Guernica, les chefs d&#8217;oeuvre  raconté aux enfants par Alain Serres</strong></h2>
<p>SERRES ALAIN,<em> Et Picasso peint Guernica</em>, Saint -Armand-Montrond, Rue du monde, 2007</p>
<p><a href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/uploads/2010/08/Picasso.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-708" title="Picasso" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/uploads/2010/08/Picasso-300x300.jpg" alt="Et Picasso peint Guernica" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Présentation de l&#8217;éditeur :</p>
<blockquote><p><em>Une vie d&#8217;artiste, la guerre, un bombardement, un chef-d&#8217;œuvre dont on suit pas à pas la création, et toutes les couleurs du monde qui finiront bien, un jour, par l&#8217;emporter.</em></p></blockquote>
<p>Ici on a affaire à un autre type de documentaire, déjà il s&#8217;agit d&#8217;un documentaire ciblé sur un seul artiste, voir même une seule oeuvre de cette artiste. Il s&#8217;agit d&#8217;une explication, d&#8217;une contextualisation de cette oeuvre dans son époque, par rapport aux évènements tragiques, par rapport à la vie de l&#8217;artiste. Le style de Picasso est passé au crible, il est décrypté, comparé à celles de la période bleue notamment. L&#8217;auteur montre l&#8217;évolution de l&#8217;artiste à travers son style et ceux des artistes de la même époque, le réalisme, le cubisme, le dadaïsme, le surréalisme. Il y a ensuite une explication poignante des évènements de la guerre 40-45, des bombardements à grand renfort de photographies. A travers la réalité dissolue, on montre la naissance de la peinture troublée de Guernica. Les croquis, les projets, les photos personnelles de l&#8217;artiste. L&#8217;oeuvre est découpée, analysée, parcelle par parcelle. Au centre du livre, l&#8217;oeuvre s&#8217;ouvre en grand à travers deux doubles pages. La suite de l&#8217;album explique la suite de l&#8217;oeuvre de l&#8217;artiste, ses apports à la cause de la paix (création de la colombe) mais également de quelle manière le peuple espagnole s&#8217;est emparé de l&#8217;oeuvre en tant que symbole qui orne à présent des bannières et des murs de villes.</p>
<p>On est donc ici face à un documentaire, une explication dirigée et contextualisée d&#8217;une oeuvre d&#8217;art contemporaine.</p>
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		<title>L&#8217;enfance de l&#8217;art</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 12:33:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nainië</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Bibliothèque d'Iscar]]></category>
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		<description><![CDATA[D&#8217;ici peu, je vais commencer un des projets de ma vie, si je puis dire. En effet, cette année est enfin celle du tant attendu &#171;&#160;Mémoire&#160;&#187;, travail de fin d&#8217;étude si il en est&#8230;
Sans vraiment rentrer dans les détails, je peux dire qu&#8217;il a pour sujet la littérature jeunesse. L&#8217;enfance de l&#8217;art. 
Ces livres qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;ici peu, je vais commencer un des projets de ma vie, si je puis dire. En effet, cette année est enfin celle du tant attendu &laquo;&nbsp;Mémoire&nbsp;&raquo;, travail de fin d&#8217;étude si il en est&#8230;<br />
Sans vraiment rentrer dans les détails, je peux dire qu&#8217;il a pour sujet la littérature jeunesse. L&#8217;enfance de l&#8217;art. </p>
<p>Ces livres qui vont ouvrir les yeux des enfants au monde de l&#8217;art. D&#8217;une manière didactique, humoristique, historique, poétique, détournée&#8230;  Il y en a pour tous les goûts <img src='http://www.oldwishes.net/tales/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Pour m&#8217;amuser et quelque part pour mettre de l&#8217;ordre dans tous les ouvrages qui me passent dans les mains, je vais m&#8217;amuser à présenter ici mes favoris.<br />
Je pensais les faire dans un même article et puis finalement, je pense que le mieux est de le faire par catégorie ^-^</p>
<p>A bientôt <img src='http://www.oldwishes.net/tales/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>&#171;&#160;Trapped&#160;&#187; de Mélanie Delon</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 19:28:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nainië</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après mon épanchement dans le poste précédent je vais pouvoir terminer mon article comme je le voulais par l&#8217;analyse amusée de l&#8217;oeuvre qui orne ce journal.
Parce qu&#8217;elle le vaut bien!
Qui est Mélanie Delon ?
Une jeune artiste française, talentueuse, qui sévit dans le domaine de l&#8217;art graphique multimédia. Ses thématiques sont assez larges même si elle vogue entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après mon épanchement dans le poste précédent je vais pouvoir terminer mon article comme je le voulais par l&#8217;analyse amusée de l&#8217;oeuvre qui orne ce journal.</p>
<p>Parce qu&#8217;elle le vaut bien!</p>
<h2><span style="font-weight: normal;">Qui est Mélanie Delon ?</span></h2>
<p><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/nemesis.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-right" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_nemesis.jpg" alt="nemesis" /></a>Une jeune artiste française, talentueuse, qui sévit dans le domaine de l&#8217;art graphique multimédia. Ses thématiques sont assez larges même si elle vogue entre les rives de la fantasy, du merveilleux et de l&#8217;étrange. On retrouve dans ces personnages cette même mélancolie étrange que j&#8217;évoquais dans l&#8217;autre article, il y a souvent une faille chez ses demoiselles, une fêlure que doit trouver le spectateur attentif. Rien n&#8217;est jamais totalement rose dans l&#8217;univers de Mélanie. Les femmes sont vengeresses, énigmatiques, aux allures hiératiques. Il y a aussi, tel que le laissait présager le pseudonyme <em>Eskarina Circus</em>, une attirance pour le milieu du cirque, pour les diseuses d&#8217;aventures, les tireuses de cartes, les bohémiennes aux grands châles et aux chignons vaporeux. A la fois clown triste et énigmatiques, mystérieux, cet univers du cirque et des freaks a décidément inspiré les artistes depuis bien longtemps !</p>
<p><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/heartless.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_heartless.jpg" alt="heartless" /></a>Si il y bien quelque chose qui marque chez elle, c&#8217;est aussi son goût pour les détails. Les choses anodines qu&#8217;on ne voit pas forcément du premier coup d&#8217;oeil, qui se cache et se découvre avec bonheur. Car c&#8217;est un peu une chasse aux trésors et avec ça, des devinettes, pourquoi a-t-elle mis cela ici ? Qu&#8217;est ce que cela veut dire ? Elle aime laisser planer le mystère et surtout apprécie énormément qu&#8217;on lui donne une nouvelle vision de ses oeuvres, qu&#8217;on écrive et qu&#8217;on leur donne une autre vie.</p>
<p>Si vous souhaitez en savoir plus sur l&#8217;oeuvre de Mélanie Delon : <a href="http://www.melaniedelon.com/">http://www.melaniedelon.com/</a></p>
<p><span id="more-600"></span></p>
<h2><span style="font-weight: normal;"><em>Trapped</em>, la demoiselle prise au piège.</span></h2>
<h3><span style="font-weight: normal;">Une Lady of Shalott Steampunk</span></h3>
<p><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/Trapped_melanie_delon.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-right" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_Trapped_melanie_delon.jpg" alt="Trapped de Mélanie Delon" /></a>C&#8217;est ainsi que je suis tombée sous le charme de cette illustration et que j&#8217;ai voulu qu&#8217;elle orne mes pensées ici-même&#8230; Dans <em>Trapped</em>, il y a d&#8217;abord le personnage féminin que l&#8217;on peut assimiler à <em>The Lady of Shalott </em>du poète anglais <a title="Alfred Tennyson" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Tennyson">Alfred Tennyson</a> ou à cette autre femme, Elaine d&#8217;Astolat avec laquelle on la confond, toutes deux figures féminines tragiques et énigmatiques du roman arthurien.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em>&laquo;&nbsp;There she weaves by night and day<br />
A magic web with colours gay.<br />
She has heard a whisper say,<br />
A curse is on her if she stay<br />
To look down to Camelot.<br />
She knows not what the curse may be,<br />
And so she weaveth steadily,<br />
And little other care hath she,<br />
The Lady of Shalott.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>And moving through a mirror clear<br />
That hangs before her all the year,<br />
Shadows of the world appear.<br />
There she sees the highway near<br />
Winding down to Camelot;<br />
There the river eddy whirls,<br />
And there the surly village churls,<br />
And the red cloaks of market girls<br />
Pass onward from Shalott&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><a href="http://charon.sfsu.edu/tennyson/tennlady.html" target="_blank">Extrait du poème <em>The Lady of Shalott.</em></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/comparaison_grimshaw.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_comparaison_grimshaw.jpg" alt="comparaison_grimshaw" /></a>Demoiselle solitaire qui ne peut regarder le monde qu&#8217;à travers un miroir positionné en face de sa fenêtre,  elle réalise peu à peu une tapisserie avec toutes les vues du monde extérieure. Et dépérit. Elle est prise de mélancolie lorsqu&#8217;elle voit les couples enlacés. Lorsqu&#8217;un jour, elle voit passer le reflet de Lancelot devant le miroir, elle ne peut s&#8217;empêcher de le regarder directement et déclenche ainsi sa malédiction et son trépas. Elle embarque peu après dans un bateau, entourée de la tapisserie qu&#8217;elle a tissé lors de sa captivité et s&#8217;en va vers Camelot où l&#8217;attend sa mort certaine. Elle est retrouvée par les dames de la cours, gelée dans son embarcation. Si elle est comparé à Elaine d&#8217;Astolat c&#8217;est sans doute parce qu&#8217;elle aussi meurt à cause de Lancelot, de langueur, puisque celui-ci qui s&#8217;est marié avec elle ne peut qu&#8217;aimer Genièvre. Elle aussi sera placé morte (ou mourante) dans une barque qui l&#8217;emmènera à Camelot.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous conseille de lire à ce sujet la très belle exposition virtuelle réalisée par FeesDivers.fr : &laquo;&nbsp;<em><a href="http://feesdivers.fr/galerie/expositions/la-reine-de-mai-l%E2%80%99enchanteresse-et-la-belle-morte.html" target="_blank">La Reine de Mai, l’Enchanteresse, et la Belle Morte</a></em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;"><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/couple.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-right" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_couple.jpg" alt="Couple enlacé" /></a>Bien évidemment, on retrouve l&#8217;héroïne assise à coté de son miroir, l&#8217;aiguille à la main. Représentant des vues d&#8217;un XIXème finissant, assez catastrophique avec ses usines, ses bateaux à roue à aube, ses zeppelins qui s&#8217;abîment dans le néant. Tout au bout de la tapisserie, peu à peu détricoter par d&#8217;étranges petites poupées-araignées mécaniques, on discerne un couple qui s&#8217;enlace. On la retrouve dans l&#8217;image de son <em>futur </em>destin legendaire, ornant le dessus d&#8217;un piano mécanique Art Nouveau, hommage à l&#8217;oeuvre de John Atkinson Grimshaw.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/guenievre_poupee.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_guenievre_poupee.jpg" alt="guenievre_poupee" /></a>En fait, comme le signale l&#8217;artiste, tous les éléments de cette fresque &laquo;&nbsp;touffue&nbsp;&raquo; font référence à l&#8217;enfermement physique et moral de la jeune femme. A noter par exemple, la pochette de 33 tours nommé Libération et produite par Aeterna Reccord. La jolie poupée blonde assise à ses cotés représente aussi ce coté &laquo;&nbsp;pantin du destin&nbsp;&raquo; qui ne peut bouger sans ses fils. Cela me fait penser à ce court metrage de Rodrigo Blaas, <a href="http://vimeo.com/4749536" target="_blank">Alma</a> où l&#8217;âme des enfants se retrouvent prisent dans leur effigie en porcelaine. Cette jeune fille blonde m&#8217;évoque curieusement la responsable de la mort des deux héroïnes, Genièvre, elle aussi objets du destin mal aimée et quelque part emprisonnée dans un carcan difficile à supporter qu&#8217;elle ne quittera qu&#8217;a sa mort, ne pouvant même pas finir ses jours aux cotés de l&#8217;homme qu&#8217;elle aime.</p>
<h3>Le steampunk</h3>
<p><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/aquarium.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-right" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_aquarium.jpg" alt="aquarium" /></a>Le courant <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk" target="_blank">steampunk </a>est avant tout un courant littéraire &#8211; sous genre de la science fiction uchronique &#8211; désignant une littérature née fin XXème dont l&#8217;action prend pied dans le XIXème industrielle et à l&#8217;époque Victorienne. Comme chaque courant &#8211; récent qui plus est -, il y a une recherche de précurseurs, de grands prédécesseurs qui vont donner sens et crédibilité au jeune courant. Jules Verne est bien évidemment considéré comme le premier écrivain steampunk. Et c&#8217;est d&#8217;ailleurs en tant que tel que Mélanie Delon lui rend hommage par différents clins d&#8217;oeil dans cette illustration. On retrouve notamment un petit <em>Nautilus </em>bien à l&#8217;abri de son aquarium de style Art Nouveau. L&#8217;intérieur de la demoiselle est très sophistiqué, on peut même dire qu&#8217;il est à la pointe de la technologie. Une technologie qui dépasse même la réalité vu la vie qui semble habiter les étranges poupées mécanique. Il y a des photographies de la conquête de lune, de nombreux instruments de mesure étranges&#8230; On retrouve un petit scaphandre caché dans l&#8217;arbre ou encore un petit poulpe &#8211; les poulpes sont chers au coeur de Mélanie *smile*. Il y a une publicité qui trainent sur le sol parlant de la machine à remonter le temps. On se retrouve bien dans une fin de siècle euphorique de technologies bizarroïdes et imaginaires.</p>
<p><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/mecanique.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/trapped/thumbs/thumbs_mecanique.jpg" alt="mecanique" /></a>L&#8217;arbre qui trône derrière l&#8217;héroïne ainsi que le style Art Nouveau viennent casser le coté trop scientifique de l&#8217;ensemble et amener une touche de nature, évoquant d&#8217;une certaine manière l&#8217;ancienne incarnation de la dame de Shalott. Le personnage est habillée d&#8217;une robe d&#8217;allure médiévale et intemporel qui ne ressemble pas à l&#8217;époque du reste de l&#8217;image. Son activité n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas celle d&#8217;une femme du XIXème, la pauvre n&#8217;ayant qu&#8217;une aiguille, pas même un métier à tisser. Ce coté intemporel et médiéval est compensé par la jupe retroussée sur les genoux qui n&#8217;est concevable qu&#8217;à notre époque.</p>
<h2>Memento mori</h2>
<p>Ce personnage est intemporel, il se trouve dans un univers industrielle et romantique qui rend hommage par bien des moyens au père putatif du courant littéraire steampunk. Elle est l&#8217;incarnation du personnage médiévale dont on retrouve des représentations disséminées dans la tapisserie et le décor. Elle fait partie d&#8217;une longue lignée de <em>belles mortes</em>, toujours là, témoin et victime du monde. A l&#8217;image des personnages de manga &laquo;&nbsp;Bookman&nbsp;&raquo; &#8211; qui doivent écrire l&#8217;histoire sans y prendre part &#8211; elles représentent la vie et le monde sans pouvoir y être, au péril de leur vie. Leur mélancolie ne peut les mener qu&#8217;à une fin tragique. Mais à quoi pense-t-elle ? A la catastrophe qui se déroule sous ses yeux ou au couple qui va bientôt disparaitre, détruit par les fines pattes de ses uniques compagnes. Sorte de Parques des temps moderne, elle tisse le monde et le dé-trame d&#8217;un même fait, montrant ainsi le coté fragile et instantané de l&#8217;existence. Tableau <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Vanitas" target="_blank">Vanitas </a>d&#8217;un autre temps, elle est là, sachant déjà sa fin vu qu&#8217;elle est déjà représentée, elle tisse la vie. A l&#8217;image des <em>memento mori</em> de la Renaissance qui était là pour nous rappeler &laquo;&nbsp;<em>Remember you must die&nbsp;&raquo;</em>.</p>
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		<title>Demoiselle(s) de la tour</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 14:49:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nainië</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Grand Place]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Lady of Shalott]]></category>
		<category><![CDATA[Mélanie Delon]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me rends compte que j&#8217;ai toujours été fortement attirée par les récits de demoiselle esseulée et enfermée dans une tour sans porte ni fenêtre. C&#8217;est sur cette thématique que j&#8217;ai réalisé le nouveau thème de ce journal, grâce à mon amie Mélanie Delon qui a accepté de me confier sa superbe illustration Trapped pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/illustrations/darkness_cecile_lensen.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-right" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/illustrations/thumbs/thumbs_darkness_cecile_lensen.jpg" alt="darkness_cecile_lensen" /></a>Je me rends compte que j&#8217;ai toujours été fortement attirée par les récits de demoiselle esseulée et enfermée dans une tour sans porte ni fenêtre. C&#8217;est sur cette thématique que j&#8217;ai réalisé le nouveau thème de ce journal, grâce à mon amie Mélanie Delon qui a accepté de me confier sa superbe illustration <em>Trapped </em>pour que je puisse retrouver mon univers à travers le sien, pour retourner là où je ne suis plus capable d&#8217;aller moi-même. En y réfléchissant bien, cette thématique correspond en tout point à ce que je suis en ce moment&#8230; Mais elle est également présente depuis très longtemps dans mes travaux et mes écrits.</p>
<p>Je vais m&#8217;amuser ici à passer en revue ces dames de la tour qui ont croisé mon chemin.</p>
<p><span id="more-564"></span></p>
<p>Il y a ce conte que j&#8217;aime profondément : &laquo;&nbsp;<em>Comment la lumière descendit sur la tour..</em>.&nbsp;&raquo; de Storm Constantine. Un vrai bijoux sur l&#8217;enfermement qui est parfois plus moral encore que physique. Saphariel, héroïne solitaire qui refuse de voir le monde car il lui fait peur et qui s&#8217;est construit une tour dans laquelle elle se mure, où les miroirs sont recouvert de draps, où l&#8217;extérieur &#8211; ce qui n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo; &#8211; est banni&#8230; Elle s&#8217;imagine la vie, ce que les gens pensent d&#8217;elle et finalement, vit dans un aveuglement dont elle est seule responsable et dans lequel elle se complait. Mais comme dit si bien le conte :</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Dans cette partie du monde, les gens racontent une légende. Celle d&#8217;une belle femme dont l&#8217;âme ne pouvait regarder que vers l&#8217;intérieur, qui s&#8217;emprisonna dans une tour car la vie lui faisait peur. Les gens parlent d&#8217;une ruine dans la forêt où un miracle s&#8217;est produit, où l&#8217;Inaccessible, la Chimère, devint chair et vint à elle pour briser ses chaînes. Ce n&#8217;est qu&#8217;une légende, bien sûr, une légende qu&#8217;on me raconta pour la première fois il y a bien longtemps, mais encore maintenant, j&#8217;entends qu&#8217;on dit que dans la forêt autour de la ville de Tooreal, par les nuits de pleine lune, les voyageurs peuvent encore apercevoir Saphariel traverser les airs comme un fantôme, et que la voir remplit l&#8217;âme de Lumière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><a class="shutterset_" href="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/illustrations/elle_cecile_lensen.jpg"><img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.oldwishes.net/tales/wp-content/gallery/illustrations/thumbs/thumbs_elle_cecile_lensen.jpg" alt="elle_cecile_lensen" /></a>L&#8217;illustration<em> Forgotten Darkness</em> était un hommage à cette histoire. Cette tour où on ne voit que l&#8217;obscure silhouette de Saphariel. Si c&#8217;est clair dans cette illustration, je constate avec un peu de recule que bon nombre des mes héroïnes ont le même profil de personnage solitaire et mélancolique qui complète le monde avec un regard dure et sans complaisance, elles sont parfois masquée pour mieux s&#8217;éloigner de l&#8217;apparence. Elles ne poursuivent rien d&#8217;autres que l&#8217;ombre et le souvenir. Mes personnages sont tous les avatars d&#8217;un même hétéronyme, Nainië, cette belle dame Mélancolie qui arpente seule les forêts du Royaume d&#8217;Oldwishes et d&#8217;Ygora. Un personnage solitaire, silencieux qui observe le monde, tel qu&#8217;on peut finalement le lire dans mes &laquo;&nbsp;Solitudes&nbsp;&raquo;, ces courts proses que j&#8217;ai écrit souvent lorsque j&#8217;étais dans le &laquo;&nbsp;mood&nbsp;&raquo;. Au final, mes personnages sont mélancoliques, arpenteurs de lieux divers, empreint de mélancolie et d&#8217;une certaine forme de fascination pour la solitude. C&#8217;est sans doute pour compenser cela qu&#8217;est né son alter ego, Ennaria. Personnage en tout point opposé et pourtant face d&#8217;une même pièce vu que j&#8217;ai souvent entremêlé les histoires de ces deux femmes.</p>
<p>Si j&#8217;ai eu envie de créer ce thème, c&#8217;est aussi parce que cette année fut difficile, elle ne fait que débuter et pourtant j&#8217;ai eu plusieurs accidents qui m&#8217;ont forcés comme mes personnages a rester seule dans ma tour à contempler la vie qui s&#8217;écoule ailleurs, sans moi. Pire, qui ne semble même pas se soucier que je ne suis pas là. Dans l&#8217;indifférence, contre une sorte d&#8217;adversité appelée &laquo;&nbsp;malchance&nbsp;&raquo; qui a fait de ces quelques mois de cours, non pas une normalité dans un cursus étudiant mais un véritable parcours du combattant. D&#8217;autant plus âpre est le combat lorsqu&#8217;on se rend compte de sa solitude dans ce monde et de la facilité que les gens ont de ne plus se rappeler de vous. Après des années de cours dans un monde d&#8217;indifférence et de mépris, on finit par se demander comment sortir indemne. J&#8217;en arrive à des situations superbement déprimantes où je ne sais même plus récupérer de notes auprès d&#8217;autres personnes car ceux-ci ne peuvent décemment pas donner leur temps d&#8217;écriture à une personne qui n&#8217;était pas là même si elle n&#8217;y peut rien. Et on s&#8217;étonne qu&#8217;on peut tomber sur la route sans que personne ne bouge <img src='http://www.oldwishes.net/tales/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  On crève bel et bien dans l&#8217;indifférence de tout un chacun qui entoure tout cela de bonne conscience et de bons sentiments histoire de faire passer la pilule amère.</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression de me dessécher comme un vieux pruneau. Au fil des années, de me désenchanter. Et pis encore, de me dire qu&#8217;en plus, après toutes ces années de gageures, j&#8217;aurai 27 ans, je ne serais nul part dans la vie et en plus j&#8217;aurai perdu une grosse partie de ma richesse aussi bien humaine qu&#8217;imaginative. A force de savoir écrire correctement les notes en bas de page, d&#8217;écrire du sujet-verbe-compléments, qui est bien sûr corroboré par X ou Y savant, je fini par ne plus savoir dire quelques paroles subjectives sans devoir justifier celle-ci par des tonnes de documents. A mesure que le scientifique apparait, l&#8217;intuitif se fait la malle. Après, j&#8217;en viens à me dire qu&#8217;une fois ces années passées, je pourrais digérer tout cela et finir par me ré-approprier mes connaissances avec ma sensibilité et mon imagination. L&#8217;espoir fait vivre. Car on reçoit beaucoup, ah ça! des connaissances, j&#8217;en ai. Par contre, je ne sais pas si je suis plus épanouie. Je pleure, je me renferme, je n&#8217;ai plus le temps d&#8217;écrire aux personnes qui me sont chères, je n&#8217;ai pas le temps de répondre aux gentillesses, je procrastine comme jamais. Comme si le monde allait m&#8217;attendre, attendre que j&#8217;aille mieux et que j&#8217;ose retourner vers eux. J&#8217;enterre ma grand mère et je n&#8217;arrive à pleurer qu&#8217;au coeur de la foule. D&#8217;ailleurs, est-ce que j&#8217;ai seulement prit le temps de faire mon deuil, alors qu&#8217;entre funérarium et messe, je travaillais 12h par jour pour terminer un dossier&#8230;?!</p>
<p>Je dois aussi à mes études&#8230; 30 kg de plus, 30 kg de stress qui ont permis de me foutre le dos en l&#8217;air au passage, puis les jambes. Bah oui. Je suis pas faite pour porter tout ça. Et en plus c&#8217;est que ça s&#8217;installe ces saloperies. On fait comment pour tout perdre ensuite ? Sérieux. J&#8217;ai des belles robes à mettre moi.Alors mon année 2009-2010, c&#8217;est quoi ? Juin-Août, disque lombaire déplacé, immobilisation, et au bout du compte, une année &laquo;&nbsp;excusée mais quand même redoublée&nbsp;&raquo;, janvier &#8211; mars 2010, déchirure musculaire, phlébite, piqures, etc. Fin avril-début mai, ah ben on rempile sur un problème au même endroit. Juste à la fin des cours, comme si avoir manqué le début suffisait pas, maintenant va me manquer la fin. Et quoi j&#8217;arrive aux examens oraux avec mes certificats, mon milieu de matière et je dis &laquo;&nbsp;Excusez-moi, je suis mal fichue, mais si vous voulez je vous refile volontiers tout ça et je fais une année correcte&nbsp;&raquo;. On ne peut pas imaginer tant qu&#8217;on ne l&#8217;a pas vécu ce que ça peut être d&#8217;être en mauvaise santé, de ne pas pouvoir dire à un seul moment &laquo;&nbsp;Ca va bien, je n&#8217;ai mal nul part&nbsp;&raquo;. Non, c&#8217;est la peur de la douleur, la peur de bouger la jambe, la peur d&#8217;avoir mal et de ne pas pouvoir compter sur son corps, d&#8217;avoir peur de tomber car les jambes ne tiennent plus. C&#8217;est de passer pour une grand mère parce qu&#8217;on a besoin de s&#8217;asseoir après une demi-heure de marche. C&#8217;est avoir l&#8217;impression d&#8217;être vieille avoir d&#8217;avoir été jeune. C&#8217;est mettre son avenir en parenthèse &laquo;&nbsp;tant que ça dure&nbsp;&raquo; parce qu&#8217;on ne peut même pas avoir d&#8217;enfants dans cet état. C&#8217;est des larmes, des regrets, des envies frustrées car on peut pas faire ça, trop compliqué. C&#8217;est terrifiant&#8230;&#8230;</p>
<p>Malgré tout, je voudrais dire à ces gens qui sont toujours là, ces amis des jours de pluie qui sont presque tous dans la même galère. Qui étouffent sur des fins d&#8217;études moroses. Qui se disent parfois &laquo;&nbsp;Bon et après, on fait quoi ?&nbsp;&raquo;. C&#8217;est vrai ça ? Après on fait quoi ? On fait les conclusions d&#8217;une aventure humaine de 5 ans et plus nommée Etudes qui a des bons et des mauvais cotés. On se dit qu&#8217;on a quand même rencontré quelques belles personnalités et qu&#8217;on les remercie car sans elles, on aurait peut-être pas pu être encore là, avoir le courage et le soutient. Il y a quand même du bon, parfois. Ces personnes là sont rares et précieuses. Elles savent être futiles lorsqu&#8217;il faut mais attentives à d&#8217;autres moments. Merci d&#8217;être là <img src='http://www.oldwishes.net/tales/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Et puis vous savez quoi ? Cet article formelle a fini en étalement de tout ce que j&#8217;ai sur le coeur depuis 1 an, quelque part ça me fait du bien. Car certaines personnes qui sont censées être proches de moi ne savent peut-être même pas par quoi je suis passée et je passe. Et puis&#8230; je suis comme ce personnage, assis dans son fauteuil, les jambes liées, dessinant l&#8217;extérieur avec mélancolie, en voyant le temps passer sans savoir rien faire&#8230;.</p>
<p><em>Je vous embrasse, ceux qui auront le courage de lire jusque ici <img src='http://www.oldwishes.net/tales/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  </em></p>
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